ANIMA_L

Sacré est le temps de la représentation,
Sacré est l’effort accompli par l’être humain pour construire un monde avec du sens, selon les mots de Mircea Eliade.
Sacré est le sens qu’on donne au temps de l’existence. Le temps de la scene génère une fracture, une séparation, avec le temps d’un existence rythmé par la survivance. La scene est un lieu du sens car l’expérience individuel prends du sens au pluriel, devient expérience partagé. Soigne les blessures et recompose grâce au partage. C’est ça mon sacrée, c’est la scene come lieux de réelaboration individuel par une expérience collective. Mon rituel intime. Mon rituel festif.

C’est le dialogue avec la construction de mon individualité qui au seins du collectif devient animal, instinct, Self Defence de mon ego, évidement ridicule et maladroit face à l’affirmation de soi.
J’observe cette ironie qui prends place à coté de mes fragilité, l’anti-héros masqué face à mon imaginaire héroïque. Je voudrais être malléable par ma volonté mais ma vie n’est que un déroulement d’expérimentations pour comprendre comment je réagi au donnée du monde.

Deserance

Désir, moteur du corps qui part de l’intérieur de nous-même, désir viscéral.
Errance, indomptable et incontrôlable nécessité de la compagnie

Résistance, face au JE qui se sacrifie pour le collectif, face aux évènements autant extérieurs qu’intérieurs.

Désert, le rien et le tout, la sensation du vide au milieu du plein.
[Ser], Être, rien de plus.

Naufragata

“…. Le batelier alors affirma: Ne nous arrêtons pas,
Sans nous méfier nous pourrions sombrer ;
Les iles ne sont que vain songe,
Et point la terre ferme où arrimer,
Mais pièges mouvants qui naviguent
Sans fin le long des eaux, pour nous leurrer ;
Elles sont appelées Errantes, au large enfuis-toi, allons,
Que de voyageurs avant toi y ont trouvé
Triste mort ou grand dommage ;
Jamais plus ne retourna de ce rivage
Qui le pied y posa
Condamné à toujours errer, dans le perfide doute…

Galapagos, Herman Melville